N’ayez plus peur d’avoir peur de l’utilité de la peur !

J’ai appris que le courage n’est pas l’absence de peur, mais la capacité de la vaincre. Nelson Mandela

Une chose est sûre, s’il y a une émotion qui est communément perçue comme négative dans la gamme des émotions primaires,  c’est bien la peur. Qui parmi nous se vante d’être une poule mouillée, un poltron, un péteux, un dégonflé, un froussard ? Qui prend plaisir ici à avoir les chocottes, la flippe, les micquettes, le trouillomètre à zéro et les fesses qui font bravo ? Du coup on est nombreux à ne pas admettre d’avoir peur et par là même, à laisser la peur diriger notre vie.

Pourtant, à bien y regarder, c’est la peur qui dans l’histoire de l’humanité nous a fait nous mettre debout, courir, domestiquer le feu et initier le concept du bâti en réponse à notre besoin de sécurité. Bref, la peur est à l’origine de la survie et c’est donc le témoin de notre désir de vivre. Plutôt sympa non cette peur ?

Alors pourquoi craindre d’avoir peur, pourquoi la cacher, la maquiller et manipuler notre entourage à croire en notre courage, si au fond, la peur est porteuse d’évolution ?

Car la peur puise dans les mécanismes les plus profonds de notre cerveau reptilien : le paléo-cortex.

Les recherches en psychologie dans ce domaine précis de l’émotionnel primaire nous indique que face à une peur intense notre cerveau nous incite à réagir de 3 manières instinctives :

Le combat
L’agressivité. C’est le rush d’adrénaline que l’on ressent et qui nous rend prêt à faire face au danger. Typiquement c’est le serpent, qui vous saute à la face avant même de savoir si vous êtes un agresseur. La meilleure défense c’est l’attaque!

La fuite
Là, c’est vous qui voyez le serpent et sans y réfléchir davantage vous voilà en train de battre le record du 100 m en bermuda et tongs!

 

La paralysie
Typiquement c’est le lapin dans les phares de la voiture, le pauvre! Face au danger le cerveau se trouve submergé par la réflexion d’analyse concernant la meilleure stratégie à mettre en place dans l’optique de survie et rien ne se passe au niveau moteur : c’est la grande statue de glace. C’est aussi l’opossum qui feint le mort en attendant que le danger passe, un genre de déni en somme : si je vois pas l’agresseur c’est qu’il est plus là, vite fermons les yeux!

A l’origine de ces 3 modèles de réactions face au danger se trouvent de savants dosages d’adrénaline, cortisol et noro-adrénaline permettant de favoriser telle ou telle réponse. En la matière, nous autres humains ne sommes pas tous égaux : telle ou telle expérience de vie favorisera telle ou telle réaction face à tel ou tel événement. Et là on rentre dans l’histoire des traumas qui n’est pas notre sujet aujourd’hui.

La peur a donc cette faculté de détourner notre esprit de réflexion et d’analyse et de passer les commandes à notre cerveau primaire qui lui réagit selon ce qu’il a vécu par le passé. L’idée d’une réponse pré-enregistrée d’un point de vue hormonal et neuronal prend alors toute sa dimension. Or dans un monde civilisé ou les informations circulent à la vitesse de l’éclair, réagir comme un homme des cavernes armé de sa massue, ça fait tâche dans le décor vous en conviendrez!

D’un commun accord, il a donc été implicitement décrété que pour le bien de tous, ne pas avoir peur était LA solution au problème. Et hop en avant courage, vantardise et témérité.
Même si les attaques par une meute de loups en faisant les courses au supermarché ou si la rencontre avec un ours polaire sur le trajet du travail se font rares, nos réflexes archaïques et leurs insidieux cocktails moléculaires eux sont toujours là. Et ces mécanismes sont désormais au coeur de ce que l’on appelle le stress quotidien. Ou comment ne pas dormir de la nuit comme si une horde de barbare allait déferler sur votre propriété pour égorger femmes et enfants et partir avec votre belle Tesla si bien polishée dans le garage.

Néanmoins, reconnaître ces mécanismes à l’oeuvre c’est se poser la question de ce qui se cache derrière nos peurs :
De quoi j’ai peur quand je change d’humeur brusquement ?
De quoi j’ai peur quand je décide de me sortir à tous prix de telle ou telle situation?
De quoi j’ai peur quand je procrastine, quand je fais du déni et que je prône le statut quo?


Et la plus importante de toutes : de quoi j’ai peur quand j’ai peur ?

Je vous propose aujourd’hui de découvrir ensemble comment articuler votre réflexion et votre action autour de vos peurs et de passer à l’étape suivante de votre développement.

 

La dépendance affective

 

 

  AMOUR :  sentiment vif, inclination envers une personne qui pousse à lui vouloir du bien, à l’aider, à l’encourager, à lui offrir son support de manière variées, en s’identifiant plus ou moins.

L’amour qui émane de la peur n’est pas de l’amour, c’est du besoin ou de la nécessité.

La dépendance affective provient du vide intérieur que nous créons lorsque nous nous abandonnons nous-même et que nous jetons l’éponge sur notre sort. Nous attendons alors de notre partenaire qu’il comble le vide et nous fasse nous sentir aimé et en sécurité. C’est le complexe « Charles Ingals » pour les filles et « Emma Peel » pour les garçons.

« – ô Charles, toi mon Charles, construis-moi ce monde idéal que j’ai tant rêvé! »

« -ô Emma, toi mon Emma, règle-leur  leur compte à tous ces méchants qui essayent de m’entraver! »

Love Medication

Fantasmez-vous la personne avec laquelle vous êtes ?
Avez-vous une tendance à idéaliser les autres ?
Avez-vous rendu votre partenaire responsable de votre bonheur, valeur ou de votre sécurité ?
Etes-vous jaloux(se) et possessif(ve) ?

Le contrôle est présent dans ce type de relation. Il s’agit de faire agir l’autre pour couvrir ses propres besoins. Or l’amour est hors du champ du contrôle. Il est totalement dans le champ de l’acceptation, du lâcher-prise, de la révélation de l’être intérieur, c’est pour ça qu’il se veut intemporel…

L’amour ne peut uniquement être expérimenté que dans le don et dans l’ouverture. L’amour ne se commande pas, ne s’ordonne pas, ne se demande pas.

Savoir aimer passe par s’aimer soi-même. Dans cet apprentissage de l’amour c’est la première étape, et c’est un passage obligatoire.

Comment peut-on accueillir l’autre dans ce qu’il est si l’on a pas su s’accueillir soi dans un premier temps ? Connaitre et reconnaître sa propre valeur, son unicité au travers de son histoire, voilà qui nous donne le courage de nous ouvrir pour recevoir, et de nous octroyer la générosité nécessaire au don d’amour qui révélera l’autre en retour.

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Qui y a-t-il d’aimable en vous ? Que révèle votre histoire ? Quelles ont été vos stratégies d’adaptation ? De quoi pouvez-vous tirer fierté aujourd’hui ? Voudriez-vous le mettre en lumière ?

Lanterne coaching : que la lumière soit !

Atelier de printemps

Un petit peu de ménage dans votre foyer. Je vous propose de nous rejoindre pour une réflexion collective autour des adolescents d’hier et d’aujourd’hui et de la communication adaptée à cette étape de la vie.
Rejoignez-nous les 31 mars et 07 avril, de 14:30 à 16:30, au Golf de Forges-les-Bains. Réservation par téléphone ou par mails.
A bientôt.