Le triumvirat – La résilience, le deuil et le changement alias le bon, la brute et le truand

 Qu’est-ce que la résilience ?

Selon l’association américaine de Psychologie, la résilience c’est la capacité à vivre en s’adaptant à l’adversité, au trauma, à la tragédie, à la menace ou à toutes autres sources de stress.

Une personne résiliente (et nous le sommes tous dans des proportions différentes) articulera ses comportements, sa pensée et ses actions afin de rebondir après une épreuve.

Si la résilience n’est pas une caractéristique innée, il est bon de noter qu’il est possible de travailler les mécanismes qui résident au cœur de celle-ci. L’effet considérablement stressant d’un deuil par exemple peut être sensiblement impacté quand la personne agit son deuil avec résilience.

Personnellement je considère que ce n’est pas parce qu’un drame arrive dans notre vie que nous sommes condamnés à la perte et donc à la diminution pour le reste de notre vie. On ne retrouve jamais les configurations du passé, c’est un fait ; en revanche nous incorporons les expériences du passé, ce qui a pour résultats de nous laisser avec de nouvelles capacités et finit par former, au fil des expériences, un individu légèrement différent de celui d’avant.

Qu’est-ce que le deuil ? Qu’est-ce que le changement ?

Le deuil

Ce qui m’est apparu intéressant à l’écriture de cet article, c’est la différence qui apparait linguistiquement autour du deuil dans les cultures, et en particulier de la différente approche entre culture française et culture anglo-saxonne.
Tandis qu’en français le deuil est « une réaction de tristesse éprouvée à la mort d’un proche », on observe en anglais l’existence de deux termes : « to mourn » et » to grief ».
To mourn : ressentir une tristesse extrême à la mort d’une personne.
To grief : ressentir une tristesse intense à propos de la perte de quelque chose.
Autrement dit, tandis que le français considère que le deuil ne s’applique qu’à la mort d’un être aimé, l’anglais considère que l’on peut être en deuil d’une personne, comme de toute autre chose, et même, que l’on peut être en deuil, sans pour autant être dans la tristesse extrême.

Le changement

Sergio Leone serait peut-être d’accord avec moi pour dire que si le bon était la résilience, si la brute était le deuil (avec son implacable absence), le truand est à n’en pas douter le changement ! Personnellement, j’aime à le voir comme un deuil qui se déguise. Il nous impose les mêmes étapes que le deuil (le déni, la colère, la dépression, l’acceptation), à ceci près que, s’il est inutile de négocier quoi que ce soit dans le deuil, car l’absence est non négociable, avec le changement on peut aménager, adapter et donc négocier. C’est en cela qu’il est truand, car il traîne la plupart du temps dans son sillage, une perte, de quelque forme que ce soit, et dont nous n’avons pas toujours conscience.

Votre compagne vous a quitté sans crier gare ? Vous voilà en deuil de votre relation.
Vous avez changé de job, d’entreprise ? Vous êtes en deuil d’un certain nombre d’habitudes et de relations quotidiennes.
Vous déménagez ? En plus des habitudes, c’est de tout un environnement sensoriel, considéré comme ressourçant, dont vous vous séparez.
Votre entreprise annonce qu’elle s’est fait racheter par un groupe puissant ? Devinez …

L’avantage de voir le changement comme un deuil, c’est l’opportunité de saisir les occasions les plus banales de la vie quotidienne pour exercer les mécanismes de résilience, aborder les challenges de la vie avec sérénité et développer un état d’esprit propice à la collaboration.

Lanterne coaching vous propose une accélération de votre cycle de transition et une aisance à retrouver la lumière qui est en vous.

Isabelle Gabet – Lanterne Coaching – 07 87 16 14 71 

La confiance en soi et l’estime de soi, est-ce que c’est la même chose ?

L’une naît-elle de l’autre, qui à force d’exercice, renforce la première?

Comment marche cette alchimie qui fait que: « Ella, elle l’a ! », et que moi je l’ai pas?

Qu’avons-nous à gagner, à nous poser la question de savoir s’il est plus judicieux de travailler sur notre estime personnelle ou sur notre confiance en nous-même?

Qu’est ce qui différencie l’estime de soi de la confiance en soi?

Attention, prenez une grande respiration, retenez votre souffle : on plonge !

De manière général nous ne sommes pas supers au clair avec les notions d’estime de soi et de confiance en soi. Il peut être intéressant lorsque l’on est au prise avec un mal être général, qu’il s’exprime dans la relation aux autres sous forme de mésentente, ou dans la relation à soi, lorsque l’on sort de sa zone de confort, par exemple, de se poser la question de savoir s’il est plus judicieux de travailler sur l’estime de soi ou de renforcer notre confiance en nous même. D’où l’importance de connaitre son sujet.

La confiance en soi

La confiance en soi est en rapport avec nos capacités. Les capacités, c’est un vaste champ qui va de l’histoire familiale, de l’expérience sociale (le vécu scolaire par exemple), en passant par les ressources personnelles (tout ce en quoi nous sommes naturellement doué(e)), jusqu’aux apprentissages théoriques que nous avons été capables d’intégrer.

Donc, cette fameuse confiance en soi est le résultat des capacités que l’on se connait, et que l’on se reconnait. C’est le résultat d’une évaluation que nous faisons de nos capacités.

 

A la clé de cette bonne confiance on trouvera :

  •  Une meilleure réception de la critique
  • Une faculté à relativiser l’échec
  • Une maîtrise du stress
  • Un sentiment de sécurité

La confiance en soi est donc une espèce de « méga-capacité » qui chapeauterait la gestion de toutes les autres capacités. Elle se développe à force d’entrainement, comme tous les apprentissages. Bonne nouvelle: la confiance en soi quand on en manque, ça s’acquiert…

L’estime de soi

L’estime de soi est en rapport avec la valeur que nous nous attribuons. L’estime de soi c’est l’image de soi que l’on forge pour soi, mais aussi pour les autres. Et c’est là que le bât blesse ! Car parfois l’image que l’on se fait de soi n’est pas raccord avec celle que l’on donne à voir pour les autres…

 On reconnait une bonne estime de soi au sentiment d’épanouissement et d’harmonie que l’on éprouve au quotidien, tout simplement.

A la clé d’une bonne estime de soi on trouve :

  • L’amour propre ou le sentiment profond d’être digne d’amour, et la capacité à incarner une source d’amour pour soi-même.
  • Une connaissance de soi : la reconnaissance de ses émotions, de ses besoins et d’une morale basée sur un ensemble de valeur que l’on idéalise.
  • Un respect de soi même en tant qu’entité morale et physique qui préservera l’individu du suicide, de l’addiction, des troubles alimentaires ou de toutes autres formes de violence envers soi ou les autres.
  • Le respect du processus d’individualisation chez l’autre : la reconnaissance de l’émotionnel, des besoins et de l’idéal de valeur de l’autre.

L’estime de soi c’est donc la concordance que l’on fait de ces deux images, plus… la satisfaction que l’on retire de cette concordance. Autre bonne nouvelle, si l’on est capable d’aimer les héros de tel ou tel roman, à qui il arrive tant d’infortune, alors on est capable d’aimer sa propre individualité même dans ce qu’elle a de moins rigolo, ou de plus dramatique pour certains.

Nous l’avons vu l’estime de soi et la confiance en soi sont deux concepts bien distincts. Nous avons également vu que ces deux notions sont intrinsèquement liées l’une à l’autre. Néanmoins je ne crois pas que l’une découle particulièrement de l’autre. Je pense en revanche qu’il est intéressant pour tout le monde de développer une intelligence intra-personnelle permettant de comprendre l’interaction qui s’opère entre confiance en soi et estime de soi. La plupart d’entre nous sommes à même de définir ce dont nous manquons le plus et de cibler un travail de développement étape, par étape. Et je serai ravie de tenir la chandelle pendant ce charmant rendez-vous entre vous, et vous-même !

Lanterne coaching: devenez une lumière!

N’ayez plus peur d’avoir peur de l’utilité de la peur !

J’ai appris que le courage n’est pas l’absence de peur, mais la capacité de la vaincre. Nelson Mandela

Une chose est sûre, s’il y a une émotion qui est communément perçue comme négative dans la gamme des émotions primaires,  c’est bien la peur. Qui parmi nous se vante d’être une poule mouillée, un poltron, un péteux, un dégonflé, un froussard ? Qui prend plaisir ici à avoir les chocottes, la flippe, les micquettes, le trouillomètre à zéro et les fesses qui font bravo ? Du coup on est nombreux à ne pas admettre d’avoir peur et par là même, à laisser la peur diriger notre vie.

Pourtant, à bien y regarder, c’est la peur qui dans l’histoire de l’humanité nous a fait nous mettre debout, courir, domestiquer le feu et initier le concept du bâti en réponse à notre besoin de sécurité. Bref, la peur est à l’origine de la survie et c’est donc le témoin de notre désir de vivre. Plutôt sympa non cette peur ?

Alors pourquoi craindre d’avoir peur, pourquoi la cacher, la maquiller et manipuler notre entourage à croire en notre courage, si au fond, la peur est porteuse d’évolution ?

Car la peur puise dans les mécanismes les plus profonds de notre cerveau reptilien : le paléo-cortex.

Les recherches en psychologie dans ce domaine précis de l’émotionnel primaire nous indique que face à une peur intense notre cerveau nous incite à réagir de 3 manières instinctives :

Le combat
L’agressivité. C’est le rush d’adrénaline que l’on ressent et qui nous rend prêt à faire face au danger. Typiquement c’est le serpent, qui vous saute à la face avant même de savoir si vous êtes un agresseur. La meilleure défense c’est l’attaque!

La fuite
Là, c’est vous qui voyez le serpent et sans y réfléchir davantage vous voilà en train de battre le record du 100 m en bermuda et tongs!

 

La paralysie
Typiquement c’est le lapin dans les phares de la voiture, le pauvre! Face au danger le cerveau se trouve submergé par la réflexion d’analyse concernant la meilleure stratégie à mettre en place dans l’optique de survie et rien ne se passe au niveau moteur : c’est la grande statue de glace. C’est aussi l’opossum qui feint le mort en attendant que le danger passe, un genre de déni en somme : si je vois pas l’agresseur c’est qu’il est plus là, vite fermons les yeux!

A l’origine de ces 3 modèles de réactions face au danger se trouvent de savants dosages d’adrénaline, cortisol et noro-adrénaline permettant de favoriser telle ou telle réponse. En la matière, nous autres humains ne sommes pas tous égaux : telle ou telle expérience de vie favorisera telle ou telle réaction face à tel ou tel événement. Et là on rentre dans l’histoire des traumas qui n’est pas notre sujet aujourd’hui.

La peur a donc cette faculté de détourner notre esprit de réflexion et d’analyse et de passer les commandes à notre cerveau primaire qui lui réagit selon ce qu’il a vécu par le passé. L’idée d’une réponse pré-enregistrée d’un point de vue hormonal et neuronal prend alors toute sa dimension. Or dans un monde civilisé ou les informations circulent à la vitesse de l’éclair, réagir comme un homme des cavernes armé de sa massue, ça fait tâche dans le décor vous en conviendrez!

D’un commun accord, il a donc été implicitement décrété que pour le bien de tous, ne pas avoir peur était LA solution au problème. Et hop en avant courage, vantardise et témérité.
Même si les attaques par une meute de loups en faisant les courses au supermarché ou si la rencontre avec un ours polaire sur le trajet du travail se font rares, nos réflexes archaïques et leurs insidieux cocktails moléculaires eux sont toujours là. Et ces mécanismes sont désormais au coeur de ce que l’on appelle le stress quotidien. Ou comment ne pas dormir de la nuit comme si une horde de barbare allait déferler sur votre propriété pour égorger femmes et enfants et partir avec votre belle Tesla si bien polishée dans le garage.

Néanmoins, reconnaître ces mécanismes à l’oeuvre c’est se poser la question de ce qui se cache derrière nos peurs :
De quoi j’ai peur quand je change d’humeur brusquement ?
De quoi j’ai peur quand je décide de me sortir à tous prix de telle ou telle situation?
De quoi j’ai peur quand je procrastine, quand je fais du déni et que je prône le statut quo?


Et la plus importante de toutes : de quoi j’ai peur quand j’ai peur ?

Je vous propose aujourd’hui de découvrir ensemble comment articuler votre réflexion et votre action autour de vos peurs et de passer à l’étape suivante de votre développement.

 

La dépendance affective

 

 

  AMOUR :  sentiment vif, inclination envers une personne qui pousse à lui vouloir du bien, à l’aider, à l’encourager, à lui offrir son support de manière variées, en s’identifiant plus ou moins.

L’amour qui émane de la peur n’est pas de l’amour, c’est du besoin ou de la nécessité.

La dépendance affective provient du vide intérieur que nous créons lorsque nous nous abandonnons nous-même et que nous jetons l’éponge sur notre sort. Nous attendons alors de notre partenaire qu’il comble le vide et nous fasse nous sentir aimé et en sécurité. C’est le complexe « Charles Ingals » pour les filles et « Emma Peel » pour les garçons.

« – ô Charles, toi mon Charles, construis-moi ce monde idéal que j’ai tant rêvé! »

« -ô Emma, toi mon Emma, règle-leur  leur compte à tous ces méchants qui essayent de m’entraver! »

Love Medication

Fantasmez-vous la personne avec laquelle vous êtes ?
Avez-vous une tendance à idéaliser les autres ?
Avez-vous rendu votre partenaire responsable de votre bonheur, valeur ou de votre sécurité ?
Etes-vous jaloux(se) et possessif(ve) ?

Le contrôle est présent dans ce type de relation. Il s’agit de faire agir l’autre pour couvrir ses propres besoins. Or l’amour est hors du champ du contrôle. Il est totalement dans le champ de l’acceptation, du lâcher-prise, de la révélation de l’être intérieur, c’est pour ça qu’il se veut intemporel…

L’amour ne peut uniquement être expérimenté que dans le don et dans l’ouverture. L’amour ne se commande pas, ne s’ordonne pas, ne se demande pas.

Savoir aimer passe par s’aimer soi-même. Dans cet apprentissage de l’amour c’est la première étape, et c’est un passage obligatoire.

Comment peut-on accueillir l’autre dans ce qu’il est si l’on a pas su s’accueillir soi dans un premier temps ? Connaitre et reconnaître sa propre valeur, son unicité au travers de son histoire, voilà qui nous donne le courage de nous ouvrir pour recevoir, et de nous octroyer la générosité nécessaire au don d’amour qui révélera l’autre en retour.

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Qui y a-t-il d’aimable en vous ? Que révèle votre histoire ? Quelles ont été vos stratégies d’adaptation ? De quoi pouvez-vous tirer fierté aujourd’hui ? Voudriez-vous le mettre en lumière ?

Lanterne coaching : que la lumière soit !

Atelier de printemps

Un petit peu de ménage dans votre foyer. Je vous propose de nous rejoindre pour une réflexion collective autour des adolescents d’hier et d’aujourd’hui et de la communication adaptée à cette étape de la vie.
Rejoignez-nous les 31 mars et 07 avril, de 14:30 à 16:30, au Golf de Forges-les-Bains. Réservation par téléphone ou par mails.
A bientôt.