Créer une spirale de développement positif : comment faire ?

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Savez-vous ce qu’est un pourriciel ou malware? C’est un logiciel commercial malveillant. Il s’installe à votre insu, dans votre ordinateur pour le faire dysfonctionner et qu’ensuite vous soyez dans l’obligation de consommer un produit spécifique, qui bien sûr le dépannera.

La psychologie a souvent utilisé la métaphore de l’ordinateur pour parler du mental. Et c’est ce que je m’apprête à faire, une fois encore, pour vous parler de l’impuissance apprise (learned helplessness).

L’impuissance apprise c’est un espèce de programme interne qui nous renforce le message que, face à des situations de vie sur lesquelles on ne peut pas avoir le contrôle, nous n’avons pas les capacités de surmonter l’infortune, le malheur, le destin ! On pourrait dire que c’est une version totalement résignée et pessimiste du Karma en quelque sorte.

Vue de loin, ce programme d’Impuissance Apprise ressemble comme deux gouttes d’eau à de l’anxiété, du pessimisme ou de la dépression. Pourtant il n’en est rien : il s’agit simplement de l’exécution d’un modèle qui s’est vu renforcé au fil des expériences de vie.

L’un des premiers pourriciels que j’ai pu constater chez moi était qu’il n’y a pas de succès facile. Si c’est facile, c’est que ce n’est pas un succès et qu’il n’y pas de mérite ! Pour vaincre ce pourriciel-là, il a fallu que change d’optique et que je réalise qu’avant d’arriver à faire les choses facilement toute une stratégie de pensée globale, tout un inventaire des différentes étapes pour arriver au  succès, toute une lucidité avait été nécessaire à être conçue, mûrit et travaillée. Et ce n’est pas parce qu’on a pas suer sang et eau pour arriver à la victoire, ce n’est pas parce que l’on s’est amusé et divertit en chemin,  que la victoire est moins belle. J’ai appris que l’on pouvait faire les choses avec aisance et en tirer de la fièreté par-dessus le marché !

Percevez-vous un scénario pourriciel qui gâche votre plaisir au quotidien ?

Que vous a-t-on appris qu’il serait bon de désapprendre pour reprendre votre puissance personnelle ?

Cette Impuissance Apprise se décode facilement si l’on prête attention à cette petite voix dans notre tête qui nous souffle tout un tas de trucs qui vont : de la recommandation à la critique infondée.

Lui donner un micro, l’écouter, la prendre en considération, dialoguer avec elle, la mettre en image, lui faire une place en séance, la consulter régulièrement, sont autant d’exercices que j’utilise au quotidien pour identifier l’Impuissance Apprise et lui proposer, si elle le souhaite, de se transformer en ressource positive.

Que diriez-vous de devenir l’expert/artisan de votre propre vie ?

Si le sujet vous intéresse, retrouvez-nous sur les réseaux sociaux pour cette rentrée afin de déterminer qui, de la thérapie ou du coaching, répondra le mieux à vos attentes.

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Garder ses moyens lors des examens

Temps de lecture 3min15

Stress, anxiété et examen sont des mots que l’on entend bien trop souvent dans la même phrase. Et il est temps que ça change!

Je vous propose 5 astuces pour que ces 3 maux, stress, anxiété et examen, n’aient plus lieu de se retrouver dans le même discours!

Stress et anxiété

Qu’est-ce qu’on entend par stress et anxiété? En gros, c’est ce qu’on ressent lorsque l’on pense à ce que l’on ne peut pas contrôler par nous-même. Et la perspective de tomber sur le sujet que l’on maîtrise moins et que l’examen tourne au fiasco rentre tout à fait dans ce cas de figure.

A la peur de l’échec, on pourrait également rajouter la pression sociale, la peur d’être jugé par ses pairs et par son père et par le reste de la famille! La peur de voir les entrées dans les écoles préférées réduites à néant. La peur de ne pas réussir aussi bien que les copains.

Pour vaincre ce stress-là, il est important d’avoir une solide stratégie sur laquelle se reposer, juste pour le cas où le besoin s’en ferait sentir. Et là, il est possible d’avancer dans deux directions à la fois :

  1. mettre en place des pratiques qui vous replacent en contrôle
  2. sortir du champs du focus, les éléments sur lesquels on n’a pas d’emprise

1.Gagner en organisation

Il s’agit de travailler la capacité à prendre de l’avance, à se projeter dans le futur de vos révisions en amont afin de planifier votre temps. Je sais, ça a l’air basique comme ça, et pourtant: ainsi vous améliorer votre capacité à gèrer le mental en programmant ce que vous allez faire, quand vous allez le faire et comment vous allez le faire. La gestion de soi est la clé du contrôle du stress et de l’anxièté.

  • Valorisez la routine durant vos révisions

La première des choses à programmer dans vos révisions, c’est votre santé. Prenez soin de planifier vos besoins en sommeil, une alimentation saine, vos sessions de sport et des moments plus fun, de divertissement et de relâche entre amis, pour votre moral. Assurez-vous de mettre votre santé au service de votre objectif!

Passez en revue l’ensemble de vos révisions le plus tôt possible, de manière à ne rien omettre. Cela vous permettra de programmer au plus juste. Répétez les mêmes activités de mémorisation, de compréhension et d’élaboration de la pensée jour après jour, c’est ce qui vous mènera à la progression.

Pourquoi ne pas optimiser votre smart phone afin d’y rentrer les contenus (le quoi), le planning (le quand) et les rendez-vous avec d’autres étudiants, en des lieux différents (le comment) pour organiser vos révisions ? Nos smartphones sont le principal canal de notre attention. Les notifications, les applications et les différents services commerciaux qu’il nous propose représentent l’ennemi #1 de notre gestion du temps. Pourquoi ne pas nous servir de ce conditionnement magnifique qu’est l’utilisation du smartphone, pour reprogrammer nos priorités et faire le tri entre ce qui compte pour nos révisions et ce qui est obsolete? Si le smartphone est l’ennemi #1 de notre concentration et si nous pouvons être esclave de notre smartphone, il peut également devenir notre assistant personnel! Inversons la tendance! Pour cela il possible de :

  • Rentrer 3 notification de priorités pour chaque heure de révision que vous programmez dès le début de vos révisions
  • Parlez à votre smartphone comme s’il vous était redevable de la prochaine promotion. Il travaille pour vous et si les propositions qu’il vous soumet ne sont pas à la hauteur des enjeux, vous allez le mettre au placard! Bon ok, c’est un peu exagéré c’est vrai, mais c’est l’idée qui est à retenir ici: le boss c’est vous!

Vous allez ainsi libérer la charge mentale qui est intrinsèquement liée à vos révisions. Vous serez désormais libre de vous concentrer sur chaques sujets, tâche par tâche, et vous avez la certitude d’avoir couvert l’ensemble de vos besoins.

2.Agrandir la perspective pour reprendre le contrôle

Il s’agit ici de travailler la capacité à prendre du recul, à replacer l’événement à l’intérieur du cadre/contexte plus grand qu’est l’ensemble de votre vie. Et ensuite, de retourner travailler vos révisions: un réalignement qui marche à tous les coups! Pour cela vous pouvez :

  • faire la liste de toutes les activités que vous aimez, qui vous passionnent et qui sont autant de plans, B, C, D qui attendent d’être exploités au service de votre réussite…
  • Vous pouvez également faire la liste de toutes les personnes qui ont lamentablement raté leurs études et qui pour autant ont réussi dans la vie! Dans un monde qui reconnait de plus en plus les « softskills », la réussite académique est loin d’être l’unique option! On voit bien qu’en agrandissant la perspective sur la situation « examen », les résultats à l’échelle d’une vie ne sont pas nécessairement catastrophiques. Voilà qui devrait concrètement vous convaincre que vous êtes la personne en contrôle, même si le résultat de l’examen est un échec. L’échec académique ne sera pas une raison suffisante pour venir à bout de vos ambitions!

Vous l’avez compris, gagner en perspective à long terme et établir un plan qui vous permette de vous sentir en contrôle des événements sont les clés qui vous libèrent de la case STRESS. S’il reste des pensées qui affectent votre confiance en vos capacités d’apprentissage, que cela concernce les relations que vous entretenez avec votre groupe de travail, ou que cela concerne la pression que la famille peut placer sur vous, un travail de résilience en coaching peut vous faire gagner la flexibilité nécessaire à votre sérénité durant la période des révisions. Suivez la page Facebook pour plus de techniques d’auto-coaching. A bientôt…

Isabelle – Lanterne Coaching « questionnez votre part d’ombre et brillez plus fort »

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N’ayez plus peur d’avoir peur de l’utilité de la peur !

J’ai appris que le courage n’est pas l’absence de peur, mais la capacité de la vaincre. Nelson Mandela

Une chose est sûre, s’il y a une émotion qui est communément perçue comme négative dans la gamme des émotions primaires,  c’est bien la peur. Qui parmi nous se vante d’être une poule mouillée, un poltron, un péteux, un dégonflé, un froussard ? Qui prend plaisir ici à avoir les chocottes, la flippe, les micquettes, le trouillomètre à zéro et les fesses qui font bravo ? Du coup on est nombreux à ne pas admettre d’avoir peur et par là même, à laisser la peur diriger notre vie.

Pourtant, à bien y regarder, c’est la peur qui dans l’histoire de l’humanité nous a fait nous mettre debout, courir, domestiquer le feu et initier le concept du bâti en réponse à notre besoin de sécurité. Bref, la peur est à l’origine de la survie et c’est donc le témoin de notre désir de vivre. Plutôt sympa non cette peur ?

Alors pourquoi craindre d’avoir peur, pourquoi la cacher, la maquiller et manipuler notre entourage à croire en notre courage, si au fond, la peur est porteuse d’évolution ?

Car la peur puise dans les mécanismes les plus profonds de notre cerveau reptilien : le paléo-cortex.

Les recherches en psychologie dans ce domaine précis de l’émotionnel primaire nous indique que face à une peur intense notre cerveau nous incite à réagir de 3 manières instinctives :

Le combat
L’agressivité. C’est le rush d’adrénaline que l’on ressent et qui nous rend prêt à faire face au danger. Typiquement c’est le serpent, qui vous saute à la face avant même de savoir si vous êtes un agresseur. La meilleure défense c’est l’attaque!

La fuite
Là, c’est vous qui voyez le serpent et sans y réfléchir davantage vous voilà en train de battre le record du 100 m en bermuda et tongs!

 

La paralysie
Typiquement c’est le lapin dans les phares de la voiture, le pauvre! Face au danger le cerveau se trouve submergé par la réflexion d’analyse concernant la meilleure stratégie à mettre en place dans l’optique de survie et rien ne se passe au niveau moteur : c’est la grande statue de glace. C’est aussi l’opossum qui feint le mort en attendant que le danger passe, un genre de déni en somme : si je vois pas l’agresseur c’est qu’il est plus là, vite fermons les yeux!

A l’origine de ces 3 modèles de réactions face au danger se trouvent de savants dosages d’adrénaline, cortisol et noro-adrénaline permettant de favoriser telle ou telle réponse. En la matière, nous autres humains ne sommes pas tous égaux : telle ou telle expérience de vie favorisera telle ou telle réaction face à tel ou tel événement. Et là on rentre dans l’histoire des traumas qui n’est pas notre sujet aujourd’hui.

La peur a donc cette faculté de détourner notre esprit de réflexion et d’analyse et de passer les commandes à notre cerveau primaire qui lui réagit selon ce qu’il a vécu par le passé. L’idée d’une réponse pré-enregistrée d’un point de vue hormonal et neuronal prend alors toute sa dimension. Or dans un monde civilisé ou les informations circulent à la vitesse de l’éclair, réagir comme un homme des cavernes armé de sa massue, ça fait tâche dans le décor vous en conviendrez!

D’un commun accord, il a donc été implicitement décrété que pour le bien de tous, ne pas avoir peur était LA solution au problème. Et hop en avant courage, vantardise et témérité.
Même si les attaques par une meute de loups en faisant les courses au supermarché ou si la rencontre avec un ours polaire sur le trajet du travail se font rares, nos réflexes archaïques et leurs insidieux cocktails moléculaires eux sont toujours là. Et ces mécanismes sont désormais au coeur de ce que l’on appelle le stress quotidien. Ou comment ne pas dormir de la nuit comme si une horde de barbare allait déferler sur votre propriété pour égorger femmes et enfants et partir avec votre belle Tesla si bien polishée dans le garage.

Néanmoins, reconnaître ces mécanismes à l’oeuvre c’est se poser la question de ce qui se cache derrière nos peurs :
De quoi j’ai peur quand je change d’humeur brusquement ?
De quoi j’ai peur quand je décide de me sortir à tous prix de telle ou telle situation?
De quoi j’ai peur quand je procrastine, quand je fais du déni et que je prône le statut quo?


Et la plus importante de toutes : de quoi j’ai peur quand j’ai peur ?

Je vous propose aujourd’hui de découvrir ensemble comment articuler votre réflexion et votre action autour de vos peurs et de passer à l’étape suivante de votre développement.

 

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