Pour qui te prends-tu ?

Aujourd’hui je vous propose d’explorer le décalage qui existe entre qui nous sommes & qui nous pensons être, entre ce que nous percevons de nous même et ce que nous laissons percevoir de nous-même pour les autres. Cette exploration va nous mener vers les concepts de rôle que nous jouons au sein des systèmes que sont la famille, l’entreprise, les associations, les groupes. La reconnaissance des rôles/fonctions que nous remplissons au sein du groupe va nous permettre de comprendre la nature des masques qu’ils impliquent de porter.

Peu après les premiers balbutiements de la psychanalyse, Carl Jung avait déjà pré-senti la nature théâtrale des rôles que nous jouons en société. Sa théorie de la « persona », du masque social, fût ensuite complétée par celle du triangle dramatique de Stephen Karpman, figure de l’analyse transactionnelle (la victime, le persécuteur, le sauveur).

Selon Carl Jung, nous développons la persona dans le but de contenir les besoins, les impulsions et les émotions considérés comme inacceptables par la société. Ce masque  permet à l’individu de s’adapter à l’environnement social afin d’y être accepté, d’y adhérer et d’en devenir un élément fonctionnel et productif. Le danger de cette volonté de faire bonne figure face au système est, qu’à s’y conformer de manière trop régulière, on puisse finir par perdre de vue son soi véritable.

Regardons donc, à la loupe, comment le masque que nous portons est indicateur du rôle/fonction que nous remplissons au sein du groupe. En quoi ce masque social est-il indicateur des besoins, des émotions et des valeurs qui font sens pour nous. Faire tomber ce masque nous permet de comprendre qui nous sommes réellement, en dehors de tout système et de déterminer la place que nous souhaitons pour nous même.

La place visée équivaut à une prise de conscience des besoins

Un bon point de départ dans cette mise en chantier est de se poser la question : « quelle place aimerait-on occuper ? ». Aimerions-nous nous retrouver à la place de … ? Notre désir de changement vient-il d’un sentiment d’envie ? Qui envions-nous ? Qu’est-ce que nous envions ?

Ou bien, notre désir d’évolution émerge-t-il de l’imaginaire dans lequel nous puisons au gré des besoins et des situations ? D’un champ des possibles que nous ouvrons pour nous même ?

Quel rôle/fonction je remplis aujourd’hui ?

Il est utile de comprendre la nature des catégories des grands rôles que l’on retrouve au cours des situations. Jung les nommait « archétypes », ce sont différents types de représentations du soi, certaines conscientes, d’autres plus ou moins inconscientes . On les retrouve également dans les grandes figures du Tarot, comme autant de symboles de notre inconscient collectif, sous forme d’arcane.

ROI

Le père, le pouvoir

REINE

La mère, le coeur

BOUFFON

Le clown, l’humour

GUERRIER

Le cavalier, l’action

L’ERMITE

Le sage, l’humanité

Besoins Puissance,

Respect

Beauté,

Harmonie

Famille,

Gaité

Performance,

Contribution

Maîtrise,

union

Fonction Leader, dirigeant, il incarne la loi Elle intègre, rassemble, crée le ralliement. Elle est le lien Il analyse, il observe, il émet des critiques de la manière la plus pertinente. Intérraction avec le monde physique. Mise en œuvre du changement Il rompt l’équilibre dans une position de soumission, il force à la reconnaissance.

 

Emotions Isolement,

Devoir

Amour,

Pardon

Humour,

Originalité

Honnêteté,

mérite

Abandon,

Dénuement

Valeurs Responsabilité,

Autorité

Générosité,

Tolérance

Intelligence,

Sagesse

Courage,

Justice

Renoncement,

Discrétion

 

Quelles sont vos valeurs ?

Dans quelle mesure la non-interrogation des valeurs, qui se cachent derrière les besoins, impacte-t-elle votre écologie personnelle ? Ces valeurs vous viennent-elles d’une identité construite au cours des expériences accumulées ? Ou bien sont-elles le produit d’une éducation familiale que vous auriez choisi d’assumer ? Par fierté ?  Par devoir ? Par crainte ? Pour d’autres raisons …?

Le positionnement par rapport à son rôle?

Sommes-nous figés dans notre rôle ? S’il est très dérangeant de porter les étiquettes que les autres nous colle sur le dos, quel rôle jouons nous pour nous même quand nous nous collons nous-même une étiquette dans le dos et devenons notre propre persécuteur ?

En repérant le rôle que l’on tient dans telle ou telle situation, dans tel ou tel système, on est plus à même de comprendre ce que l’on ressent, ce que l’on exprime à notre insu et ce que l’on défend. A l’inverse, si l’on est attentif à comprendre ce que l’on exprime , ressent et défend , on est plus à même de comprendre vers quel rôle on tend avec tel ou tel groupe.

 Condamner, c’est peu comprendre. Tout comprendre, c’est tout pardonner.

Léon Tolstoï

Tout comprendre rend donc plus indulgent. Nous portons tous des masques. Qu’y a-t-il à comprendre et à mettre en place pour vous permettre la bonté envers vous-même ?

Choisissez-vous les masques ? Où les masques vous choisissent-ils ?

Si la découverte de votre essence véritable retient votre attention, je vous propose un processus d’accompagnement sur mesure qui développera votre conscience, votre « leardership », et votre assertivité et vous libérera de l’inconfort du masque social.

Lanterne Coaching, Light! What Else ?

La confiance en soi et l’estime de soi, est-ce que c’est la même chose ?

L’une naît-elle de l’autre, qui à force d’exercice, renforce la première?

Comment marche cette alchimie qui fait que: « Ella, elle l’a ! », et que moi je l’ai pas?

Qu’avons-nous à gagner, à nous poser la question de savoir s’il est plus judicieux de travailler sur notre estime personnelle ou sur notre confiance en nous-même?

Qu’est ce qui différencie l’estime de soi de la confiance en soi?

Attention, prenez une grande respiration, retenez votre souffle : on plonge !

De manière général nous ne sommes pas supers au clair avec les notions d’estime de soi et de confiance en soi. Il peut être intéressant lorsque l’on est au prise avec un mal être général, qu’il s’exprime dans la relation aux autres sous forme de mésentente, ou dans la relation à soi, lorsque l’on sort de sa zone de confort, par exemple, de se poser la question de savoir s’il est plus judicieux de travailler sur l’estime de soi ou de renforcer notre confiance en nous même. D’où l’importance de connaitre son sujet.

La confiance en soi

La confiance en soi est en rapport avec nos capacités. Les capacités, c’est un vaste champ qui va de l’histoire familiale, de l’expérience sociale (le vécu scolaire par exemple), en passant par les ressources personnelles (tout ce en quoi nous sommes naturellement doué(e)), jusqu’aux apprentissages théoriques que nous avons été capables d’intégrer.

Donc, cette fameuse confiance en soi est le résultat des capacités que l’on se connait, et que l’on se reconnait. C’est le résultat d’une évaluation que nous faisons de nos capacités.

 

A la clé de cette bonne confiance on trouvera :

  •  Une meilleure réception de la critique
  • Une faculté à relativiser l’échec
  • Une maîtrise du stress
  • Un sentiment de sécurité

La confiance en soi est donc une espèce de « méga-capacité » qui chapeauterait la gestion de toutes les autres capacités. Elle se développe à force d’entrainement, comme tous les apprentissages. Bonne nouvelle: la confiance en soi quand on en manque, ça s’acquiert…

L’estime de soi

L’estime de soi est en rapport avec la valeur que nous nous attribuons. L’estime de soi c’est l’image de soi que l’on forge pour soi, mais aussi pour les autres. Et c’est là que le bât blesse ! Car parfois l’image que l’on se fait de soi n’est pas raccord avec celle que l’on donne à voir pour les autres…

 On reconnait une bonne estime de soi au sentiment d’épanouissement et d’harmonie que l’on éprouve au quotidien, tout simplement.

A la clé d’une bonne estime de soi on trouve :

  • L’amour propre ou le sentiment profond d’être digne d’amour, et la capacité à incarner une source d’amour pour soi-même.
  • Une connaissance de soi : la reconnaissance de ses émotions, de ses besoins et d’une morale basée sur un ensemble de valeur que l’on idéalise.
  • Un respect de soi même en tant qu’entité morale et physique qui préservera l’individu du suicide, de l’addiction, des troubles alimentaires ou de toutes autres formes de violence envers soi ou les autres.
  • Le respect du processus d’individualisation chez l’autre : la reconnaissance de l’émotionnel, des besoins et de l’idéal de valeur de l’autre.

L’estime de soi c’est donc la concordance que l’on fait de ces deux images, plus… la satisfaction que l’on retire de cette concordance. Autre bonne nouvelle, si l’on est capable d’aimer les héros de tel ou tel roman, à qui il arrive tant d’infortune, alors on est capable d’aimer sa propre individualité même dans ce qu’elle a de moins rigolo, ou de plus dramatique pour certains.

Nous l’avons vu l’estime de soi et la confiance en soi sont deux concepts bien distincts. Nous avons également vu que ces deux notions sont intrinsèquement liées l’une à l’autre. Néanmoins je ne crois pas que l’une découle particulièrement de l’autre. Je pense en revanche qu’il est intéressant pour tout le monde de développer une intelligence intra-personnelle permettant de comprendre l’interaction qui s’opère entre confiance en soi et estime de soi. La plupart d’entre nous sommes à même de définir ce dont nous manquons le plus et de cibler un travail de développement étape, par étape. Et je serai ravie de tenir la chandelle pendant ce charmant rendez-vous entre vous, et vous-même !

Lanterne coaching: devenez une lumière!

La dépendance affective

 

 

  AMOUR :  sentiment vif, inclination envers une personne qui pousse à lui vouloir du bien, à l’aider, à l’encourager, à lui offrir son support de manière variées, en s’identifiant plus ou moins.

L’amour qui émane de la peur n’est pas de l’amour, c’est du besoin ou de la nécessité.

La dépendance affective provient du vide intérieur que nous créons lorsque nous nous abandonnons nous-même et que nous jetons l’éponge sur notre sort. Nous attendons alors de notre partenaire qu’il comble le vide et nous fasse nous sentir aimé et en sécurité. C’est le complexe « Charles Ingals » pour les filles et « Emma Peel » pour les garçons.

« – ô Charles, toi mon Charles, construis-moi ce monde idéal que j’ai tant rêvé! »

« -ô Emma, toi mon Emma, règle-leur  leur compte à tous ces méchants qui essayent de m’entraver! »

Love Medication

Fantasmez-vous la personne avec laquelle vous êtes ?
Avez-vous une tendance à idéaliser les autres ?
Avez-vous rendu votre partenaire responsable de votre bonheur, valeur ou de votre sécurité ?
Etes-vous jaloux(se) et possessif(ve) ?

Le contrôle est présent dans ce type de relation. Il s’agit de faire agir l’autre pour couvrir ses propres besoins. Or l’amour est hors du champ du contrôle. Il est totalement dans le champ de l’acceptation, du lâcher-prise, de la révélation de l’être intérieur, c’est pour ça qu’il se veut intemporel…

L’amour ne peut uniquement être expérimenté que dans le don et dans l’ouverture. L’amour ne se commande pas, ne s’ordonne pas, ne se demande pas.

Savoir aimer passe par s’aimer soi-même. Dans cet apprentissage de l’amour c’est la première étape, et c’est un passage obligatoire.

Comment peut-on accueillir l’autre dans ce qu’il est si l’on a pas su s’accueillir soi dans un premier temps ? Connaitre et reconnaître sa propre valeur, son unicité au travers de son histoire, voilà qui nous donne le courage de nous ouvrir pour recevoir, et de nous octroyer la générosité nécessaire au don d’amour qui révélera l’autre en retour.

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Qui y a-t-il d’aimable en vous ? Que révèle votre histoire ? Quelles ont été vos stratégies d’adaptation ? De quoi pouvez-vous tirer fierté aujourd’hui ? Voudriez-vous le mettre en lumière ?

Lanterne coaching : que la lumière soit !