Développer de nouvelles ressources en méditant

Votre ami(e) vous demande la permission de s’éclipser pour aller faire sa méditation matinale, elle se retire dans une pièce et ferme la porte. Qu’est-ce que vous vous imaginez ?

  1. Elle est en position du lotus assise par terre et fait des « oooommmmmm »
  2. Elle se balance d’avant en arrière en répétant : « je vais bien, tout va bien »
  3. Elle vibre en transe à 30cm au-dessus du sol et ne vous entendra pas si vous avez besoin d’elle, donc mieux vaut aller vérifier

Les clichés ont la vie dure en matière de méditation. La vérité est partout et nulle part à la fois. Oui on peut méditer assis et oui on peut méditer debout. Oui on peut rester immobile, en tailleur à même le sol, sur une chaise ou un fauteuil et oui on peut marcher avec une extrême concentration (kinhin ou marche consciente). Oui, on peut sculpter son esprit en visualisant des mantras, et oui on peut tenter de faire le vide dans sa tête si on préfère. On peut même regarder le train des pensées devant ses yeux, tout en ayant conscience qu’on ne fait que regarder le train des pensées, ce fameux « stream of consciousness » cher à James Joyce.

Se déclarer « méditant », selon moi, c’est surtout prendre acte de s’accorder délibérément et en conscience un tête à tête, qui n’aura d’autre but que d’être dans sa tête.

Prendre cette responsabilité-là, se résume à ne se concentrer que sur une seule activité, la plus simple possible, et si possible à s’observer faisant cette activité.

Se détacher du jugement que l’on entretient sur soi : « pourquoi est-ce que je fais ça ? Ca ne marche pas, je n’y arrive pas, ça ne sert à rien, je ferais mieux de… ! », et s’engager sur le chemin de la pratique, tout simplement en acceptant le reste (la difficulté, la frustation) et avec foi. Comme un gage d’amour de soi à soi.

La constance est la clé  

Décider de se lancer en méditation a été pour moi l’approfondissement d’une relation entre moi et moi-même. J’aime voir la méditation comme un engagement que l’on prend envers son inconscient, ou envers son enfant intérieur. Tout manquement à la routine entraine une réaction dans la mécanique relationnelle, similaire à celle qu’un conjoint bafoué ou qu’un enfant abandonné manifesterait en cas de manquement. L’inévitable conflit se déclare alors par une manifestation accrue de notre critique interne et l’agression passive dont on fait parfois preuve en cas de déception se traduit par un auto-sabotage.

Des résultats directement liés à l’assiduité

Une pratique journalière de deux séances de 15 min montrera, en seulement quelques semaines, une diminution des marqueurs de stress au niveau de l’amygdale (partie du cerveau ayant pour fonction de décoder les situations menaçantes pour l’individu). Autrement dit, en seulement quelques semaines, le pratiquant retrouvera un sentiment de sérénité dans un plus grand nombre de circonstances quotidiennes.

Les effets à plus long terme

Des études ont prouvé que pratiquer la méditation sur le long cours, durant plusieurs années, permet une amélioration de la qualité du sommeil dans 91% des cas. Ce gain de repos pour notre cerveau permet en retour une amélioration globale des fonctions cognitives : meilleure mémoire, meilleure concentration, affinement des perceptions. A noter également que calmer les réponses neuronales liées à la perception de la peur (=calme de l’amygdale), permet d’accroitre le sentiment de sécurité et donc de bonheur général, ce qui en retour permet d’augmenter la réponse immunitaire. Une meilleure santé générale donc!

Enfin, certains, méditants de longue date, rapportent expérimenter un sentiment de compassion universelle, également connu sous le nom de sentiment océanique. Cette émotion, éprouvée même momentanément à l’issue d’une séance, permettrait petit à petit d’accroître notre empathie. Davantage d’empathie, c’est permettre à notre cerveau d’optimiser ses ressources de communication et de négociation au service du vivre ensemble.

Je suis convaincue qu’au quotidien, la méditation est une réponse à la colère, au dénigrement, des autres ou de soi-même, et à l’insatisfaction. Bref c’est une réponse à pas mal de problèmes tournant autour de la perception, du changement de perspective et du lâcher-prise.

Le coaching permet de confronter les obstacles susceptibles de se présenter dans la pratique et d’installer une routine de vie avec curiosité, motivation et plaisir.

Lanterne coaching – Peut-être que c’est inné, ou alors c’est la lumière ?

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Pleine conscience VS méditation transcendantale

 

Le bien-être, la relaxation, le changement de perceptions, le lâcher prise. On est dans l’air du temps. Moins de soucis de santé, un meilleur sommeil, de meilleurs humeurs, un « mindset » positif, un état d’esprit qui ouvrirait le champs des possibles: on veut tout ça et plus encore si possible… Plusieurs modes d’action s’offrent à nous : pratique sportive, alimentation top qualité, gestion du stress par la sophrologie, reïki. En grattant un peu loin que les modes et les tendances on trouve un autre concept très à la mode lui aussi: la méditation.
Aujourd’hui je vous propose un petit match, un petit regard très bref pour comprendre 2 courants parmi le flot des tendances : la pleine conscience et la méditation transcendantale. 2 pratiques complémentaires l’une de l’autre, avec des approches radicalement différentes et une finalité commune: le mieux être!
Relaxez-vous : y en a pour 2 minutes!

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